Un fronton Art deco unique au Pays basque.

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IMG_5489 Sans doute le seul fronton Art deco au Pays basque. Il n’est pas arrondi mais pourvu d’angles et de droites dans sa partie haute. De chaque côté se trouvent deux murs  ornés de volutes. Dans celui de gauche une niche permet d’y ranger les pelotes. Le sol de frappe devant est en béton sur une dizaine de mètres et le reste était en terre battue recouvert, par le temps, d’herbes.  L’ensemble de la surface ou la cancha sera en béton plus facile d’entretien (aucun) et plus adapté au jeu. « Il n’est point de sport qui soit, plus que la pelote basque, un jeu à l’état pur ; point de jeu plus intimement lié aux vertus profondes d’une race ». (Yves Carlier, Pelote basque, Arteaz, 2012). Une ligne/barre en métal à 80 cm du sol sera fixée, au-dessus de laquelle doivent rebondir les balles sous peine d’être falta. On trouve encore sur ce mur des impacts de balles à la hauteur de cette barre de métal. La villa fut réquisitionnée par les Allemands pendant la guerre de 39-40. Ils prirent pour cible cette ligne. Le fronton devrait être terminé à la fin de la mousson, c’est à dire pour cet automne.  

Leihorra : un bassin de nage Art déco.

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9 Un des premiers bassins de nage Art déco encore dans « son jus ». En contre bas de la villa, construit vers 1926 par Hiriart pour sa belle-mère, ce bassin fut nommé par l’architecte « bassin de nage dit  » bassin de maman ». Peu profond, de forme rectangulaire, tout en longueur, il est très simple, sans décor et en béton comme le reste de la villa. Une balustrade au-dessus permet de s’y accouder comme une invitation à jouir de la vue sur l’océan. A cette époque, les piscines n’étaient pas monnaie courante : sans doute une vingtaine en France. Ainsi quelques unes ont été réhabilitées comme celle de Leïhorra (en passe de l’être!) ou celle de l’hôtel Novotel à Rennes. On y découvre une frise en mosaïque de 96 mètres, oeuvre de la maison Odorico. Une autre piscine, célèbre, et malheureusement détruite, imposture patrimoniale, est la piscine de Molitor pourtant protégée par son inscription Monument historique. Le bassin de Leihorra fait quelques mètres de long, pas de quoi envisager de faire des longueurs ni de plonger. L’eau arrive aux genoux. En ce temps là il était hors de question pour les femmes de se baigner ni de se mettre au soleil ni de montrer « sa gorge ». Les femmes en maillot 6 pièces (ne pas être pressées) se changeaient dans des cabines installées sur des charrettes tirées par des chevaux (avoir le sens de l’équilibre) , surveillées par des censeurs. O tempora o mores. Aujourd’hui la ville de New-York, au nom de l’égalité pour tous, autorise les femmes à se promener seins nus en été dans tous les lieux publics.  34 000 policiers de New-York ont reçu l’ordre de ne plus arrêter les femmes nu-seins. Le premier bikini date de 1946. Après sa restauration, le bassin redevenu étanche, sera converti en bassin de plantes aquatiques : nénuphars, plantes émergées…  

Hiriart et la Chapelle du Sacré-Coeur d’Hasparren, Pays basque.

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DSC00031Saint Martin, XIIIème apôtre, l’apôtre des Gaules (316-397) coupe avec son épée son manteau en deux et offre à un pauvre une des moitiés. L’auteur de cette fresque  M. A. Sauvage est décorateur à Courbevoie dans les Années 20. On ne sait pas grand chose de ce peintre. Néanmoins on peut s’interroger sur la facture assez remarquable du dessin. Outre les couleurs chatoyantes faites pour être vues (nous sommes dans une église où la lumière naturelle perce avec parcimonie) le graphisme est étonnant. Il règne une raideur théâtrale dans la position du cheval, le drapé du manteau offert au pauvre et l’autre moitié du manteau qui se trouve au bras de Saint Martin. Une immatérialité et un aspect artificiel ne sont pas sans rappeler ici le Maniérisme de la fin du XVIè siècle. Les couleurs acidulées, les corps un peu allongés et les symboles permettent cette lecture. La couleur de peau du mendiant est plus foncée que celle du soldat.  Sans doute « profite t-il de sa vie au grand air »!  L’encolure du cheval s’oppose aux verticales du manteau et de l’épée. Elle est même disproportionnée par rapport au reste du corps. Il y a environ 48 personnages représentés. La chapelle a été classée MH en 2011.

Vitraux de Jacques Gruber

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Aux amateurs de vitraux. 29 leihorra 240 n°12. Détail de vitrail. photos leihorra 09 trvx, meubles jt 017 détail gruber IMG_5639 IMG_5643 IMG_5644 IMG_5645   Les cinq premières photos proviennent de la villa Leïhorra et les quatre autres de l’hôtel Guétaria à Guéthary construit aussi par Joseph Hiriart. Seuls les vitraux intérieurs ont été restaurés. Il faudra encore attendre pour ceux qui décoraient la façade donnant sur la rue. A Paris la verrière des Galeries Lafayette est de sa main, ainsi que les vitraux des galeries de Mexico : « El palaccio del herrio ». Déjà un artiste international à une époque où les traversées se faisaient essentiellement par bateau. Artiste doué et polymorphe, il crée des décors de mobilier, de reliure et  dessine des menus et des programmes pour les imprimeurs. Au Pays basque, d’autres verriers ont laissé leur empreinte :  à savoir les frères Mauméjean. Une collaboration étroite s’est aussi établie avec Joseph Hiriart : la chapelle du Sacré-coeur d’Hasparren et le petit séminaire d’Ustaritz. D’autres bels exemples de son travail ont disparu comme le fameux hôtel casino d’Ilbarritz. Peut-être un jour les localiserons nous !

Un vitrail de Gruber à la villa Leihorra.

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L’Exposition internationale des Arts Décoratifs à Paris en 1925, réserve une place importante au vitrail : Gruber est le président de la classe du vitrail.  Il va mêler des verres industriels, transparents ou translucides, imprimés à cabochons taillés à facettes et à du verre chenillé opalescent. Il a toujours été épris de lumière, soit en la maitrisant pour élaborer une ambiance trouble et mystérieuses dans ses productions d’avant-guerre ou encore comme une source de clarté et de vibration. Il rejoint en cela les préoccupations des architectes des années 20 qui cherchent à faire entrer le maximum d’air et de lumière dans les habitations. Gruber tempère les effets trop crus des verres noirs et blancs en faisant fabriquer des verres neutres ou légèrement teintés : « Presque sans couleur, ils sont néanmoins susceptibles de se réchauffer au contact d’un ton soutenu. Désormais, je m’appliquais toujours à disposer sur le champ de mes verrières quelques tons primaires qui suffisent à en définir la coloration comme valeur. Un jeu de verres les rejoint : ils empruntent à leur voisinage une saveur qu’ils n’ont pas à la main, mieux, ils modèlent le vitrail sans le trouer et bien souvent, suggèrent l’indication d’un volume qui satisfait la vue sans l’arrêter ». La lumière devenant un élément primordial, le graphisme évolue : le dessin est sobre et ferme. Les lignes en longues envolées, accentuent le dynamisme de la composition. Avec la multiplicité des verres employés, le réseau serré des lignes de fuite rend ses compositions un peu difficiles à lire. A Leïhorra, il travaille sur plusieurs plans superposés, produisant un vitrail à double effet apparent et transparent qui vibre avec la lumière et « présente le soir l’effet d’un immense motif de joaillerie ». Il montre une attirance pour le surréalisme avec l’emploi de points de fuite différents.  Ici le vitrail illumine la cage d’escalier. Il est le reflet d’un dessin audacieux et d’un graphisme enlevé. Cette ode au Pays basque représente la montagne Larrun (le bon pâturage). Le vol de trois oiseaux est sans doute des palombes et non des mouettes comme certains l’ont suggéré. Le soleil pointe difficilement à travers les nuages comme il se doit.

L’ensemble (5,10 m2) de Jacques Gruber, maître verrier nancéien membre fondateur de l’Ecole de Nancy, orne la façade sud et correspond à l’accès de la demeure composé d’un ouvrant (porte d’entrée) et de panneaux fixes. Il est posé en bain de mastic maintenu par des pare-closes vissées côté intérieur pour un total de quinze panneaux. Le travail a été précédé d’une étude attentive des panneaux qui ont été ensuite sortis de leur châssis non sans embarras car les vis étaient fort récalcitrantes. L’ensemble a été transporté au sein de l’atelier. Un relevé par frottis de chaque élément  a été effectué et annoté : largeurs et profils des plombs, puis l’ensemble fut démonté et nettoyé morceaux par morceaux. Les plombs utilisés pour le montage des verres sont de longueur et largeur variables. Le plus large fait 9 mm et le plus étroit 3mm. Ils ont la particularité, dans bien des cas, d’être profilés afin de donner une meilleure lecture. Les verres utilisés sont de différentes fabrications. On y trouve des verres imprimés (verre à relief dit « verre pauvre »), des verres soufflés, des verres laminés et des cabochons en verre façonnés. Ces éléments sont parfois doublés dans le but d’amener des textures supplémentaires. Certains de ces vitrages proviennent des Etats Unis d’Amérique et plus précisément des ateliers de Louis Confort Tiffany. Afin de rester dans l’esprit du vitrail original et de retrouver les textures et les aspects des verres d’origine, il a été nécessaire d’assembler deux verres ensemble (verre américain provenant des verreries Wissmach). La coloration de l’œuvre est très peu marquée. Les tons utilisés sont doux et les couleurs neutres dans l’esprit de ces années Art déco. Le remontage à neuf terminé, il a été procédé au masticage, opération qui consiste à faire pénétrer sous les ailes de plomb ouvertes une pâte qui va assurer la rigidité et l’étanchéité du vitrail, sans pour autant durcir afin de laisser un peu de jeu. L’ensemble a été reposé dans son ossature d’origine. Il ne reste plus qu’à le nettoyer de temps à autre à l’eau sans additifs à l’aide d’une éponge humide.

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Restauration de la mosaïque de la villla Leïhorra.

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La première photo donne une idée de l’état du sol avant la restauration de l’ensemble.  La villa tourne autour d’un patio non couvert pourvu d’une mosaïque au motif en forme de « queue de paon ». Depuis 1926 le sol subissait les caprices de la météo : vent, pluie et sel. Certaines tesselles se sont désolidarisées de leur support, d’autres endroits étaient fissurés. Le sol le long des colonnes s’était effondré. Il fallait donc restaurer l’ensemble de toute urgence. La société SOCRA près de Périgueux entreprit cette restauration. Il fallut déposer l’ensemble par panneaux (méthode la plus utilisée). D’abord on réalise un plan de dépose des éléments qui dépendent du décor. Il comprend un relevé dessiné complet avec triangulation, il quantifie le nombre de panneaux et permet un repère orthonormé. Puis on nettoie les salissures non adhérentes à la surface de la mosaïque, tout en conservant tous les joints. Il faut ensuite réaliser des solins en périphérie de la mosaïque et de chaque lacune. Celui-ci est  à base de plâtre qui permettra d’assurer le blocage du tapis de tesselles. Puis on consolide le tout. Cette opération n’est pas toujours nécessaire mais doit être envisagée pour chaque opération. Elle a pour but de renforcer la surface du matériau. Deux types de produit sont alors utilisés : silicate d’éthyle ou acrylique.Elle  permet de donner une cohérence au tapis de tesselles sous peine de le voir se disloquer.Le choix de l’adhésif et de la méthode dépend de plusieurs facteurs :des conditions hygrométriques et atmosphériques : si l’humidité est importante, on choisit un adhésif avec solvant plutôt qu’un adhésif en phase aqueuse. Il en est de même en période de gel et de la nature du support : si la dépose nécessite l’enlèvement du nucleus, voir du rudus, un renfort souple ne suffit pas, il faut y ajouter une structure rigide en bois ou nid d’abeille. Le choix de l’adhésif doit être un compromis entre son efficacité et sa réversibilité. L’évolution actuelle des résines tend à préférer : l’émulsion acrylique, l’alcool polyvinylique, résine acrylique, émulsion acrylique. Le tissu le plus utilisé est soit de la toile de coton ou singalette (mousseline de coton)L le découpage de la mosaïque dépend de l’adhérence des tesselles au support et de la dureté de ce dernier. Lorsque les tesselles sont peu adhérentes, une découpe au cutter de l’entourage entre les tesselles est suffisante. Lorsque celles-ci adhèrent au nucleus, il faut enlever une rangée de tesselles, la remplacer par du plâtre et le scier avec le nucleus. Il est bien évident que la découpe doit être réalisée de préférence sur des fissures. La dépose est généralement utilisée par une mise en place de longueur adéquate, que l’on fait pénétrer horizontalement dans le plan de stratification qui sépare le nucleus du rudus. Les lames sont mises en place côte à côte, parallèles entre elles et enfoncées avec prudence. Dans certains cas, il est nécessaire d’enfoncer ces lames en-dessous du rudus. La mosaïque est séparée reste du pavement, on soulève alors à l’aide de barres de fer et on glisse un panneau de bois, puis on procède au retournement du panneau en bois numéroté, permettant d’intervenir sur la face arrière de la mosaïque. Les mosaïques sont débarrassées sur la partie postérieure des vestiges de leur ancien support puis une toile de verre est de nouveau collée permettant de donner une cohérence au panneau. Les panneaux ainsi entoilés à la fois sur la face arrière et avant sont débarrassés de la toile de dépose par application du solvant ayant servi à diluer l’adhésif, puis collés sur des panneaux nid d’abeille présentant l’avantage d’être résistants et imputrescibles.Le traitement des lacunes est obligatoire quelque soit la solution adoptée. Il n’est pas possible de conserver les lacunes pour une raison simple : chaque tesselle est une clef qui bloque les tesselles voisines. Un seul trou subsiste, c’est la cohésion du tapis qui est compromise. Le traitement des lacunes est à étudier cas par cas, en fonction de la dévolution de la mosaïque. On utilise du stuc à base de chaux et de briques pilées se rapprochant le plus avec l’aspect de la couche nucleus. Puis on bouche à l’aide de tesselles qui sont récupérées aux abords de la mosaïque puis lavée et triées. En complément des tesselles neuves sont débitées dans des matériaux analogues de même forme et dimensions puis posées à l’aide du stuc à base de chaux, résine, tuileau[1]/sable. Cette restauration est invisible. Après achèvement de la restauration, en fonction de l’état de surface, on procède à différentes opérations : le nettoyage. Celui-ci peut être simplement exécuté à l’aide d’eau, de brosses douce ou plus complexes de micro-abrasion avec projection d’alumine 36 u, sous une pression d’un bar environ. En fonction de la quantité d’anions solubles détectés, on effectue une extraction des sels évitant ainsi le phénomène d’érosion des calcaires.Le procédé le plus courant est l’application de compresses humides qui par imbibition, font migrer les sels. Après séchage, cette opération est renouvelée jusqu’à l’obtention d’une teneur en anions solubles acceptable. Il reste à veiller à la conservation des oeuvres. Il est bon de savoir que toute structure minérale est poreuse et que les matériaux pierreux sont sensibles à l’humidité, la chaleur, le gel, la dilatation hydrique, les agressions biologiques et mécaniques. Celle-ci enfouie puis dégagée est imprégnée de sels. Pour cela, indépendamment de leur état actuel, les pavements et les mosaïques, après traitement devront obligatoirement être soumis à certaines conditions : 1. Protection contre les intempéries : lorsque la présentation du pavement est à l’air libre, il est nécessaire d’éviter une pénétration trop importante de l’eau, surtout à l’approche des périodes froides grâce à la pose d’un plastique évacuant l’eau en périphérie. La pose de la verrière va pallier l’inconvénient d’un sol à découvert. 2. Protection contre la poussière, les salissures et les visiteurs : il faut éviter le contact des visiteurs avec le tapis de tesselles, provoquant à la longues une érosion ainsi que des tassements différentiels et préférer le nettoyage par aspiration plus que par balayages. C’est pourquoi lors des visites il est demandé aux visiteurs de ne pas marcher sur la mosaïque mais de la regarder avec les yeux. Pour les VISITES se renseigner à L’OFFICE du TOURISME de CIBOURE. Ou les mercredis de juillet, août et septembre 10 h devant la villa. Bienvenue à la villa Art déco Leïhorra, chef d’oeuvre de Joseph Hiriart.  


 
[1] Le tuileau est formé de tuiles ou de briques broyées. Il entre dans la composition du mortier antique romain dit mortier au tuileau.
 

Villa Leïhorra

1 impasse Muskoa Ciboure, 64500 contact@villa-leihorra.com
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